“Interview avec les délégués YDEP 2017-2018- Aurora & Jorund”

“Interview avec les délégués YDEP 2017-2018- Aurora & Jorund”

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Comment avez-vous trouvé ces cinq mois passés à Tsiroanomandidy avec les jeunes volontaires ?

Les 5 mois nous ont paru comme seulement 5 semaines. Le temps a vraiment passé si vite que l’on ne s’en était pas aperçu. Au début, les volontaires étaient timides mais au fur et à mesure que nous nous sommes côtoyés, ils étaient devenus de plus en plus ouverts. Ainsi, nous avons découvert des jeunes très tolérants, inclusifs et qui veulent faire quelque chose de meilleur.

Sur quoi a été basé votre travail à Tsiroanomandidy ?

Nous avons travaillé sur la structure organisationnelle et la création de leaders. Nous avons aidé les jeunes à identifier leurs propres besoins et proposer des solutions y afférentes. A part cela,  nous avons de nombreuses fois participées aux activités comme le Club Jeunesse et le Club de langue. De nouvelles activités ont été développées pendant que nous étions à Tsiroanomandidy comme les activités génératrices de revenus, le club de danse, et le team building. Le Club de danse est vraiment incroyable car les danseurs sont talentueux et on n’y trouve pas meilleur en Norvège. Concernant le Club jeunesse, il peut devenir le meilleur à Madagascar.

Avez-vous créé d’autres activités à part les activités des jeunes volontaires de la région ?

Pendant notre séjour dans la région, nous avons recensé plusieurs besoins. Le Club de danse était facile. C’était bien parti. Mais, nous avons trouvé qu’il est plus  intéressant  d’améliorer l’activité et de le transformer en une activité de danse qui valorise et qui est relatif aux  qualités de la Croix Rouge. D’un autre côté, il est important de faire en sorte que les jeunes volontaires sont à l’aise entre eux. C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé de leur apprendre la facilitation de team building. Le team building est vraiment important surtout pour les jeunes qui sont vulnérables. Tous les jeunes passeront toujours par la  phase de vulnérabilité dans leur  vie. De ce fait, aider les jeunes à avoir confiance en eux même  constitue un moyen de réduire leur vulnérabilité ;

Quelles contributions avez-vous apporté aux jeunes volontaires de Tsiroanomandidy ?

Nous avons partagé notre expérience sur le travail avec les volontaires  et jeunes de Norvège. Hormis cela, nous avons essayé de conscientiser les jeunes sur la signification d’être un volontaire de la Croix Rouge et tout ce que cela  implique.  Etre volontaire signifie prendre des responsabilités. Vous êtes le représentant des sept principes et ensemble les volontaires forment un groupe. Le groupe  doit penser, agir et réfléchir comme une unité et rencontrer les vulnérables. Nous espérons que nous avons pu renforcer le groupe.

Quels évènements vous ont le plus marqué durant le programme ?

Choisir une situation est difficile. Néanmoins, nous avons participé à une réelle expérience sociale. Nous avons quitté notre pays pour nous déplacer dans un endroit que nous ne connaissons pas du tout, un lieu qui est complètement nouveau. Nous avons dû apprendre à faire confiance à notre entourage et croire dans les bonnes intentions les personnes qui communiquent avec nous. Cette expérience a été très spéciale. Cela nous a permis de croire en l’humanité.

Quelles ont été les réalisations dont vous êtes les plus fières?

Nous avons réalisé de nombreuses activités et nous avons été capables de former une génération de leaders. Ils ont déjà mené une équipe et ont des connaissances sur les qualités d’un leader. Ils savent comment valoriser et faire participer chaque volontaire, chercher les idées et les capacités à partir d’eux-mêmes et se battre pour ce qu’ils considèrent comme important. Cela nous a donné un grand sentiment de fierté.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez dû faire face en tant que jeunes délégués ?

La communication a été un vrai défi pour nous pendant le séjour à Tsiroanomandidy. Nous parlons l’Anglais et un peu de Français tandis que pour les jeunes volontaires, le Français constitue leur deuxième langue. Ainsi cela a été un vrai défi pour les deux parties. Il  a été difficile de s’assurer que  les volontaires ont bien compris ce que nous avons dit ou non.

D’un autre côté, avoir une peau blanche  et être surnommé « vazaha », ainsi que vivre dans une culture différente a été un défi surtout quand on circule en dehors de la Croix- Rouge ou de notre quartier.  Nous étions habitués au surnom « vazaha » quand nous étions à Tsiroanomandidy. Durant ce temps, c’est comme si nous étions des célébrités puisque la plupart des gens étaient enthousiastes quand ils nous voyaient.

Qu’est-ce que vous avez appris de ce programme ?

Nous avons beaucoup appris de cette expérience. Nous avons pu découvrir la langue et la culture malgache ainsi que d’autres codes culturels comme l’informalité et la culture décontractée. L’approche ouverte et informelle en réunions et dans la réalisation des activités a fonctionné comme cela n’est pas stressant et ajusté au programme.

D’un autre côté, nous avons appris sur nous-mêmes et avons pu développer nos capacités en leadership. La route n’a pas été facile mais il est important de réfléchir  sur les moyens pour  y parvenir. Hormis cela, nous avons augmenté nos compétences en communication vu que nous parlions pas ni le Français ni le Malagasy que lorsque nous étions venus à Madagascar.

Comme vous avez pu visiter d’autres régions que Tsiroanomandidy, que pouvez-vous dire de vos découvertes sur Madagascar ?

Madagascar est un pays riche vu sa beauté et sa nature. Les paysages sont légendaires et ont beaucoup à offrir. Actuellement, pendant la saison de pluies, les paysages  ont des couleurs décalées : du marron ou jaune au vert frais. A part cela, les gens sont gentils et polis même s’ils sont timides. Ils sont amicaux et veulent toujours venir en aide aux personnes dans le besoin.

Par contre, le pays a d’énormes défis à faire en ce qui concerne la pauvreté, la dégradation de l’environnement et les infrastructures. Le transport est difficile pendant les saisons de pluie car l’abondance d’eau détruit les routes et les rend inaccessibles.

Qu’en est-il de vos prochains projets, après avoir quitté Madagascar ?

Quand nous serons de retour en Norvège,  nous aurons plus de travail. Nous travaillerons dans les différentes sections de la Croix Rouge Norvégienne  au bureau d’Oslo.

Dernier mot  pour conclure

En général, Madagascar est un pays magnifique, riche en nature et en personnes amicales. Les gens que nous avions côtoyés, étaient les jeunes volontaires de Tsiroanomandidy. Nous avons de bons souvenirs des moments passés avec eux. Nous sommes très tristes de quitter les jeunes volontaires, la région de Tsiroanomandidy  et  Madagascar.

 

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